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Dans l’incapacité de répondre au nouveau cahier des charges Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par L'Observateur   
08-09-2008
Deuxième chance c’est le slogan de l’enseignement privé, depuis la fondation du premier lycée privé après l’indépendance. L’objectif du secteur d’enseignement privé est de donner l’occasion aux élèves de la couche moyenne de pouvoir se rattraper
dans l’enseignement privé.Quelques semaines avant la rentrée, le secteur est secoué par le nouveau cahier des charges et notamment les dispositions transitoires qui seront appliquées à partir de l’année scolaire (2008-2009).
“Dialoguer sur les modalités d’applications pour épargner les 400 écoles avec ses 75.000 élèves et ses 6000 professeurs qui risquent le chômage”. C’est le souhait de M. Abdellatif Khamassi, vice-président de la Chambre nationale de l’Enseignement de base et secondaire privé.

M. ABDELLATIF KHAMASSI

“DIALOGUER POUR EPARGNER 400 ECOLES, 75.000 ELEVES ET 6000 PROFESSEURS”

Depuis le Changement, notre pays n’a pas cessé de progresser sur tous les plans et dans tous les secteurs grâce à la volonté ferme du Chef de l’Etat de faire de notre pays, un pays capable de résister au changement que connaît le monde.
Durant tout ce temps, il y eut des études et des stratégies pour que tous les secteurs soient mis à niveau. Notre secteur était concerné d’où la nécessité d’un nouveau cahier des charges qui vise à améliorer le rendement de notre secteur et le rendre capable de concurrencer le secteur public. L’excellence est devenue notre but commun : ce qui veut dire que nous sommes avec la politique de l’Etat en ce qui concerne l’enseignement. Le décret n°468 du mois de février 2008 répond bien à notre aspiration : seulement ce qu’on a souhaité du ministère de tutelle c’est de nous permettre de dialoguer sur les modalités d’applications pour épargner les 400 écoles avec ses 75.000 élèves et ses 6.000 professeurs qui risquent le chômage et viennent renforcer le nombre de chômeurs et dont nous avons toujours essayé d’aider l’état à en réduire le taux.

M. MONDHER BACCOUCHE,

PROPRIETAIRE D’UN LYCEE PRIVE

“LE TAUX DE REUSSITE AU BACCALAUREAT DANS LE PRIVE A DEPASSE 50%”

Le secteur de l’enseignement privé primaire et secondaire depuis sa naissance après l’indépendance a été pris en mains par des enseignants avec des moyens modestes, mais avec beaucoup d’enthousiasme.
La spécificité de l’expérience tunisienne dans l’enseignement privé contrairement à d’autres pays arabes, a donné la possibilité à la classe moyenne de pouvoir assurer la poursuite des études de leurs enfants dans le secteur privé. Alors que dans la plupart des pays arabes l’enseignement privé est exclusivement destinés à la classe aisée.
Depuis l’indépendance, l’enseignement privé a offert aux parents et à leurs enfants suite à un ratage du parcours scolaire de pouvoir de se rattraper et à se constituer une deuxième chance, et nous assistons aujourd’hui l’amélioration au niveau du taux de réussite au baccalauréat qui a dépassé les 50%.
Alors que l’enseignement privé n’a pas arrêté de progresser avec l’évolution de notre société et l’accès de la femme au travail, et le coût de l’enfant est pris en charge par l’école primaire.
Aujourd’hui, nous assistons à des résultats très honorables surtout dans le concours pour accéder au collège pilote.
Malgré tous ces efforts, nous n’avons pas arrêté de mettre en relief les problèmes que rencontre le secteur.
C’est un secteur angoissé à la fin de chaque année scolaire, nous sommes incapables d’avoir des projections pour l’année suivante pour diverses raisons. Surtout le nouveau cahier des charges et notamment les dispositions transitoires.
Comment peut-on transformer un espace qui existe dans des locaux exploités par la location, alors que ces locaux ont été validés par les autorités de tutelle pour avoir l’autorisation d’exercer, 90% des propriétaires des écoles et lycées privés sont des enseignants qui n’ont pas les moyens financiers.
Objectivement, nous sommes dans l’incapacité de pouvoir répondre à ce nouveau cahier des charges.
Dans ce contexte, nous proposons que le nouveau cahier des charges peut concerner les nouvelles créations et que les établissements en exercice peuvent apporter quelques améliorations tout en assurant leur stabilité. C’est une question d’équilibre entre les différents établissements.
Face à notre désarroi, nous devons rappeler la décision présidentielle, lors de son discours prononcé à l’occasion de la célébration du Journée du Savoir en 1998, M. le Président de la République a mis l’accent sur le rôle social et éducatif de nos établissements et a ordonné l’assouplissement des passages des élèves de l’enseignement public aux lycées privés.
Nous pensons que le dialogue avec les autorités de tutelles est le seul moyen pour trouver des solutions à toutes les questions pour pouvoir assumer notre tâche éducative et sociale dans la sérénité et l’enthousiasme.

M. GHAZI ATAB,

PROPRIETAIRE D’UN LYCEE PRIVE

“NOUS ASSURONS LES CONDITIONS FAVORABLES POUR LA REUSSITE”

Notre rôle est de sauver pas mal d’élèves qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leurs études dans l’enseignement public.
Nous leurs assurons les conditions favorables pour arriver aux résultats souhaités.
Nous recrutons des maîtrisards pour enseigner jusqu’au niveau de la 3ème année secondaire et pour les élèves de la 4ème année nous avons les meilleurs enseignants. Grâce à ces professeurs, il y a des élèves qui sont sauvés.
Avec le soutien de ces enseignants, les élèves qui travaillent réussissent.
Alors qu’ils avaient des problèmes énormes dans leurs lycées d’origine.
Ici ils trouvent les conditions favorables pour réussir et avoir même des mentions.
Je suis professeur de math et mes élèves me disent qu’ils commencent à aimer cette matière avec moi et c’est le cas des autres matières.
Je pense qu’ils ont de la chance parce que avec les meilleurs enseignants, ils n’ont pas besoin de cours particuliers.
Les frais d’inscription dans un lycée privé sont inférieurs aux frais de deux séances de cours particuliers.
Dans notre secteur, s’il y a un dépassement, il y a une commission consultative qui le droit de prendre les décisions contre les établissements qui ont commis ces dépassements.
Notons qu’il y a des établissements privés qui ont été fermés.

Mme NABIHA TOUATI,

 

 

PROPRIETAIRE D’UN LYCEE PRIVE

 

“LE PRIVE: UNE DEUXIEME CHANCE”

Notre rôle principal est de donner une deuxième chance aux élèves de la classe moyenne avec nos moyens.
On est dans ce secteur avec nos autorisations donc d’après les autorités nos établissements répondent aux critères.
Les nouvelles dispositions du cahier des charges sont très difficiles à appliquer.
Peut-être, sont-elles applicables pour les nouveaux établissements.


Une fois la concurrence accrue ceux qui ne répondent pas aux critères vont s’améliorer ou disparaître.

 

 

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