| Les défis à venir de la presse écrite |
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| Écrit par Webmaster | |
| 18-03-2010 | |
![]() M. Oussama Romdhani Cette journée sous l’égide de M. Oussama Romdhani ministre de la Communication a vu une présence importante de représentants des différents médias, des directeurs de journaux tunisiens et arabes et des étudiants de l’Institut de Presse et des Sciences de l’information (IPSI) qui ont conduit un débat riche et fructueux. Ouvrant cette journée M. Oussama Romdhani, ministre de la Communication, a affirmé que les nouveautés que connaît le monde d'aujourd'hui posent à l'industrie de la presse écrite des défis majeurs dont, notamment, la concurrence croissante des supports électroniques et des contenus numériques et la nécessité d'assurer la mise à niveau des entreprises de presse et des circuits de distribution. Le ministre a cité, parmi les autres défis qui se posent à la presse écrite, la régression du nombre de lecteurs de la presse écrite et l'émergence de nouveaux comportements chez les jeunes qui ont de plus en plus tendance à privilégier le réseau Internet, l'image au détriment de l'écrit et l'interactivité, outre l'intérêt croissant qu'ils portent aux aspects concrets et pratiques, aux dépens des contenus théoriques et idéologiques. Il a ajouté que la presse écrite est appelée à relever tous ces défis, afin qu'elle poursuive l'accomplissement de son rôle majeur dans le paysage médiatique. Il a formé l'espoir que la presse écrite parviendra à faire face avec succès, à ces défis, comme elle l'a fait, auparavant, face aux précédentes révolutions et mutations journalistiques et médiatiques. Le ministre a souligné l'attention particulière qu'attache le programme présidentiel: "Ensemble, relevons les défis", au secteur de l'information et de la communication, en général, et à la presse écrite, en particulier. M. Romdhani a passé en revue les mesures contenues dans ce programme relatives, notamment, au soutien de la presse des partis et de la presse d'opinion, au développement des cadres juridique et réglementaire régissant le secteur et à la création d'un Fonds de développement journalistique, outre la poursuite de la promotion des métiers journalistiques et de l'action médiatique et la consécration des règles déontologiques.
Il a, également, souligné que le nombre de journaux et de revues étrangers distribués en Tunisie, a atteint 1200 titres dans sept langues différentes. M. Romdhani a souligné la détermination du Président Zine El Abidine Ben Ali, depuis l'aube du Changement, à mettre en place les attributs d'une information libre et responsable, qui s'adapte aux impératifs du processus de modernisation et de réforme initié par la Tunisie qui réponde aux aspirations de la société tunisienne et qui dispose des atouts nécessaires lui permettant de relever les défis qui se posent. Le ministre a fait observer que pour garantir la pérennité de sa mission, la presse écrite est appelée, aujourd'hui, à élever le niveau de la pratique de la profession, en vue de répondre aux attentes des lecteurs, à mettre à contribution et à adapter les technologies de pointe en matière d'impression, et à identifier de nouveaux moyens d'interactivité, dans l'objectif de valoriser les contenus de la presse écrite, tout en respectant la déontologie de la profession. Il a souligné, dans le même contexte, les perspectives prometteuses qu'offre le développement de la presse spécialisée et de la presse de proximité, y compris la presse locale et régionale. En marge de cette rencontre, une cérémonie a été organisée en l'honneur de certaines sportives, suite au sondage effectué par le journal "Essahafa" afin de choisir les cinq meilleures sportives qui se sont distinguées en 2009. M. Abdeljalil Bouguerra, directeur du journal "Essahafa" a procédé à la proclamation des résultats du sondage ainsi que des noms des meilleures sportives de l'année. Il s'agit de : Habiba Ghribi (athlétisme), Houda Miled (Judo), Mouna Chabbah (Handball), Samira Berri (Handisport) et Hajer Barhoumi (Judo). Dans ce cadre, M. Oussama Romdhani a indiqué que la remise des prix du sondage "Assahafa" aux meilleures sportives de l'année 2009, durant cette journée d'étude, est la meilleure contribution du secteur de l'information et de la communication à la célébration de la Journée internationale de la femme, pour mettre en valeur les acquis accumulés par la femme tunisienne, depuis l'avènement du Changement et le rôle de premier plan qu'assume la Tunisie par la présidence de l'Organisation de la femme arabe. Le ministre a, en outre, indiqué que l'organisation de cette journée d'étude illustre l'interaction positive que vit aujourd'hui la Tunisie avec les contenus du programme d'avenir du Chef de l'Etat, programme qui a ouvert de plus larges perspectives devant les Tunisiens pour ancrer davantage les fondements du développement et du progrès dans les divers domaines, y compris le secteur de l'information et de la communication. Nous devons considérer la situation comme une source d’opportunités pour la remise en cause de plusieurs questions liées à la presse écrite et réaliser la réconciliation avec le lectorat. “ C’est la chose la plus importante qu’on peut tirer de cette journée dans cet atmosphère politique soutenant la presse par des mesures avant-gardistes et historiques, grâce à ces décisions précisées par le programme électoral du Président Ben Ali qui a accordé un intérêt absolu à la presse en la citant dans le point de base du programme électoral dans le chapitre “ nouveaux pas sur la voie de la démocratie et l’enracinement de la pluralité ”, a-il ajouté. Il a noté que la question de la presse a été posée dans plusieurs point du programme électoral incitant à la continuation de l’appuie de la presse d’opinion afin d’enrichir le débat national et la pluralité idéologique. Il a indiqué que le Président de la République a recommandé la fondation d’une caisse pour le développement du secteur de la presse et notamment la presse écrite ainsi que le développement des cadres juridiques et l’enracinement des éthiques du métier. Pour sa part, M. Hamadi Ben Hammed membre du Conseil Supérieur de la Communication a souligné que la situation de la presse écrite est inacceptable et doit se développer davantage. “ Nous envisageons une presse moderne et créative, le lecteur envisage la crédibilité et l’objectivité, il faut respecter le citoyen en lui proposant une presse honnête. ”, a précisé M. Ben Hammed. Les communications des représentants des médias nationaux et étrangers se sont poursuivis autour du thème de la journée. Elles se sont axées sur l'impératif pour le secteur d'être au diapason des mutations profondes que connaissent les sociétés à la lumière de la révolution technologique rapide, et sur la nécessité de renforcer la presse de proximité et d'accorder davantage d'intérêt aux préoccupations du citoyen et le rôle de la formation académique et de la spécialisation dans la promotion de la presse écrite. M. Jawher Chatti (Rédacteur en chef du journal La Presse) : “ Il y a une exigence de qualité ” «D’abord, il y a des défis de la langue, il y a une régression de la langue française et une régression relative de la lecture. C’est un défi que je considère essentiel. Ces défis doivent être pris pour des opportunités. Le second défi est un défi rédactionnel. Pour attirer les jeunes il faut une amélioration de la qualité du contenu. Le troisième défi est un défi institutionnel. C’est le défi d’amélioration du mode de gestion et la formation des ressources humaines et l’amélioration du contenu et du contenant. Il y a une obligation, cette obligation ne peut être gagnée qu’avec la qualité. Le Président de la République a insisté dans son programme présidentiel (2009 / 2014) sur l’importance de la qualité avec engagement et responsabilité». M. Mansour M’Henni (PDG de la SNIPE) : “ Le défi est éthique ” «Cette journée a été organisée par la SNIPE, à l’occasion de la journée internationale de la femme pour fêter sa place dans la société tunisienne et les acquis dont elle jouit grâce au Président Ben Ali. C’est pourquoi une cérémonie a été consacrée à l’attribution des prix et nous avons voulu par la même occasion tenir cette journée pour que les gens du secteur réfléchissent aux défis et à la manière de le faire conformément aux principes précisés par le programme présidentiel (2009/2014). Les défis de la presse écrite sont donc des défis de formation et de quête de l’excellence. Ils sont des défis de proximité avec les lecteurs, des défis techniques et esthétiques, également des défis commerciaux dans la gestion des rapports entre les clients et les annonceurs. Evidement les défis sont aussi électroniques dans la relation de la presse écrite avec les supports informatiques. Le défi à la fin est éthique parce que c’est dans la vision éthique de leur profession que les journalistes peuvent être au mieux dans leur statut citoyen». |